Cloud : toutes les définitions qu'il vous faut

Le Cloud Computing : qu’est-ce que c’est ?

Un concept général

Terme généraliste, le Cloud Computing fait référence aux services hébergés sur Internet, et leur accès. En effet, il permet aux professionnels et entreprises de profiter des moyens informatiques à la demande. Ainsi, cet aspect « à la demande » est sur le même principe qu’utiliser un service public, telle l’eau. De plus, cela leur permet d’éviter la création et la gestion de services / moyens internes.
Ainsi, le Cloud Computing présente plusieurs avantages :

  • Libre-service : des ressources informatiques sont disponibles à la demande. De plus, elles le sont pour quasiment tout type de workload.
  • Élasticité : les entreprises peuvent moduler leur puissance de traitement en fonction de leurs besoins.
  • Paiement à l’usage : les utilisateurs ne paient que les ressources qu’ils utilisent.

De plus, Cloud Computing peut être de différent type : public, privé ou hybride.
Ainsi, il fournit des services via le datacenter d’une entreprise, à destination de ses collaborateurs en interne. De plus, il offre beaucoup de confort d’utilisation et de souplesse, garanti une bonne gestion, contrôle et sécurité. En plus, ses services peuvent, via refacturation, facturés ou non aux utilisateurs.
Néanmoins, dans le cas d’un Cloud Public, il faut passer par un prestataire qui le fournira via internet. Ainsi, ses services sont facturés à la minute ou à l’heure, à la demande de l’utilisateur. De plus, ce dernier n’est pas facturé sur les cycles CPU, le stockage ou encore la bande passante consommée. Par exemples Amazon Web Service (AWS), Microsoft Azure, IBM ou encore Google sont des fournisseurs bien connus.
Cloud Computing Expert-Com Network

Le Cloud Privé

Ou Interne ou d’entreprise

Le Cloud Privé offre les mêmes types d’avantage qu’un Public, notamment l’évolutivité et le libre service. Néanmoins, via une architecture propriétaire. De plus, un il n’offre ses services qu’à une seule entreprise.
Ainsi, le Cloud Privé est idéal pour les professionnels aux besoins informatiques non prédictibles, nécessitant donc un contrôle direct.
Les déploiements de Cloud Privés et Publics ne sont pas les même : ces derniers partagent une même infrastructure informatique indépendamment de ses utilisateurs ou des entreprises. Néanmoins, ces environnements numériques communs ne sont pas adaptés à tous les professionnels. En effet, certains ont des exigences spécifiques concernant leurs charges de travail stratégiques, sécurité, disponibilité ou administration. Ainsi, ces entreprises doivent avoir accès à une division de leur datacenter déjà existant afin de créer un « Cloud sur site » (Privé).
Comme dit précédemment, le Cloud Privé offre à ses utilisateurs les mêmes avantages qu’un Cloud Public. Ainsi : libre-service et évolutivité, plusieurs locataires, mise à disposition de machines, capacité de modifier les ressources informatiques à la demande. De plus, le Cloud Privé permet de créer des machines multiples pour des tâches variées et complexes (Big Data). Aussi, des moyens de rétro-facturation permettent de suivre ce que consomment les ressources informatiques. Ainsi les unités métier n’ont uniquement besoin de payer que ce qu’elles utilisent.
De plus, les services proposés par un Cloud Privé ne sont disponibles qu’aux utilisateurs désignés, et protégés par un Firewall. Ainsi, il y a moins de problèmes de cybersécurité qu’avec d’autres types de Cloud. De plus, cela procure à l’entreprise un contrôle direct de ses data.

Les limites

Néanmoins, il subsiste quelques inconvénients. Par exemple le responsable de l’administration sera le service informatique de l’entreprise et non le fournisseur tiers. Ainsi, le déploiement comprendra les mêmes ressources que le datacenter concernant le personnel, la maintenance et les dépenses.
De plus, le Cloud Privé signifie aussi des dépenses additionnelles. Ainsi, il faudra compter sur les logiciels nécessaires à sa gestion et à la virtualisation.
Néanmoins, quelques fournisseurs peuvent fournir des infrastructures privées adéquates afin de ne pas rajouter de charge informatique en plus en interne. Par exemples Rackspace et VMware.
De plus, votre entreprise peut mixer des services de Cloud Privé et Public : le Cloud Hybride. Ainsi, si les besoins des utilisateurs excèdent les capacités du Privé, ils pourront utiliser celles du Public. En effet, cette manipulation existe et s’appelle le débordement de charge ou Cloud Bursting.


Le Cloud Hybride

Kesako ?

Ainsi, comme nous l’avons vu précédemment, le Cloud Hybride fait appel et orchestre le Cloud Privé et le Public. Par conséquent, il peut faire transiter les charges de travail entre les deux selon l’évolution des besoins et des coûts. Ainsi, l’entreprise obtient une flexibilité optimale et une grande facilité de déploiement des data.
Par exemple, pour héberger des workloads sensibles, votre entreprise pourra utiliser un Cloud Privé ou Public grâce à un fournisseur extérieur comme Google. En effet, c’est une bonne méthode pour l’hébergement de data moins sensibles (tests, développement etc.).
De plus, le Cloud Hybride est particulièrement efficace dans le traitement du Big Data. En effet, il peut conserver toutes les data d’une entreprise ; activité, vente, test etc. Et puis les requêtes analytiques se lanceront directement dans le Cloud Public : ses capacités d’adaptation permettent de traiter des tâches informatiques exigeantes.

Ses limites

Les tâches du Cloud Privé doivent avoir accès aux fournisseurs du Public afin d’interagir avec eux. Ainsi, les API d’un Hybride devront être compatibles et son réseau devra être solide.
De plus, la partie Publique possède d’hypothétiques problèmes de connectivité, interruption de service ou violation des SLA. Ainsi, pour réduire ces risques, votre entreprise peut préparer des charges de travail hybrides afin de communiquer avec plusieurs fournisseurs de Cloud Public. Néanmoins, cela peut rendre les étapes de création et de test plus compliquées. Ainsi, ces dernières peuvent être refondues pour assurer une bonne gestion des API fournisseurs.


Cloud Public

Qu’est-ce que c’est ?

Reposant sur le même modèle que le Cloud Computing, ses fonctionnalités sont gratuites ou facturées selon usage. Ainsi, le fournisseur met à disposition des utilisateurs des applications ou du stockage, accessibles via Internet.
Le Cloud Public possède de nombreux avantages : configuration simple et économique, rapide évolutivité, pas de gaspillage. De plus, il se distingue du Privé qui lui, est géré par l’entreprise qu’il dessert.


Infrastructure Cloud

Ce terme comprend tous les éléments matériels et les logiciels. Ainsi cela désigne les serveurs, stockage, logiciels de réseau et de virtualisation. En effet, tous ces composants sont essentiels pour prendre en charge les besoins informatiques d’un modèle en Cloud. De plus, l’infrastructure comporte une partie d’abstraction logicielle virtualisant les ressources. Ainsi, elle les présente aux utilisateurs via des programmes.
Ces ressources virtualisées sont conservées et hébergées via le fournisseur / service IT et sont mises à disposition des utilisateurs grâce au réseau / Internet. Celles-ci englobent l’ensemble des machines virtuelles et des composants. Ainsi, les ressources virtualisées comprennent également des serveurs, ressources de calcul, mémoire, commutateurs réseau, pare-feu, répartiteurs de charge et du stockage.
Au sein d’une architecture Cloud Computing se trouvent le front-end et le back-end. Ainsi, l‘infrastructure Cloud est composée d’éléments du back-end. On la retrouve dans trois grands modèles : infrastructure à la demande (IaaS), plateforme (PaaS) et logiciels à la demande (SaaS). Ainsi, ils forment une « pile Cloud Computing« . En effet, l’IaaS en est la base, PaaS la couche du milieu et SaaS la couche supérieure.
Cette infrastructure n’a pas le même mode de fonctionnement que les modèles tarifaires sur abonnement. En effet, ces derniers donnent accès aux services du fournisseur sur une base forfaitaire. Au contraire, l‘infrastructure Cloud s’appuie sur la facturation à l’usage. Par conséquent, avec ce modèle, l’utilisateur ne paie que les services qu’il a consommé sur une base tarifaire horaire, hebdomadaire ou mensuelle.
Beaucoup d’entreprises prennent le choix de créer leur propre Infrastructure Cloud. Ainsi en local, elles n’ont pas besoin de faire appel à un tiers. De plus, lorsque justement un tiers prend en charge la maintenance d’une Infrastructure Cloud, on parle d’environnement Cloud Public. Au contraire, quand c’est l’entreprise qui la prend en charge, c’est alors un environnement Cloud Privé. Néanmoins, quand chaque partie possède certains composants de l’Infrastructure Cloud, c’est alors un environnement Cloud Hybride.
Expert-Com Cloud Computing IaaS Paas


IaaS

IaaS signifie Infrastructure à la demande (Infrastructure As A Service). Cette sorte d’informatique en mode Cloud offre des ressources informatiques numériques par le biais d’internet. Ainsi, grâce à ses applications et plateformes – SaaS et PaaS – l’IaaS est une des trois catégories de services Cloud.

Avantages

Dans un modèle IaaS, c’est un fournisseur extérieur qui héberge des parties de l’infrastructure. Ainsi, il héberge matériel, serveurs et ressources de stockage. De plus, les fournisseurs IaaS hébergent aussi des applications utilisateurs et assurent la maintenance et le stockage, planification et résilience.
Ainsi, les IaaS offrent à ses utilisateurs des services pouvant facilement évoluer et s’adapter selon les besoins. Par conséquent ce modèle est idéal pour les charges temporaires de travail, phases de test ou susceptibles de subir des changements impromptus.
De plus, les environnements IaaS ont de nombreuses caractéristiques : automatisation des tâches administratives, évolutivité, virtualisation de la bureautique etc.

Facturation

Les utilisateurs de IaaS sont facturés à l’usage, c’est-à-dire à l’heure, à la semaine ou au mois.
Néanmoins, certains fournisseurs peuvent également facturer suivant l’espace occupé selon la machine virtuelle.
Ainsi, ce fonctionnement de facturation selon l’usage permet de supprimer les dépenses d’investissement (CAPEX) qui sont en lien avec le déploiement de logiciels et de matériel. Par conséquent, ces dépenses sont transformées en OPEX. Néanmoins, faites attention de ne pas vous faire facturer des services que vous n’avez pas demandé.
De plus, vu que les fournisseurs IaaS en possèdent les infrastructures, surveiller et gérer ces systèmes peut s’avérer difficile. Qui plus est si un fournisseur est confronté à une interruption de service, auquel cas les tâches et travaux des utilisateurs s’en retrouveront affectées.

Exemples d’utilisation

Ainsi, si une entreprise déploie un nouveau logiciel, elle peut choisir l’option plus intéressante financièrement de le tester et de l’héberger via un fournisseur IaaS.
Par conséquent, lorsque le logiciel est prêt, il sera retiré du IaaS afin d’être déployé en interne, ou d’être plus rentable ou encore libérer de la place pour d’autres réalisations.


PaaS

Qu’est-ce que c’est ?

Les PaaS (Platform as a Service) offrent des services via internet permettant à l’entreprise de profiter de ressources (middleware, SGBD, EDI etc.) contre paiement à l’usage. En effet, généralement ce sont des outils essentiels pour le développement d’applications.
Ainsi, un fournisseur PaaS héberge les couches logiciels basses (OS, etc.) et le matériel au sein de sa propre infrastructure. Par conséquent, le PaaS affranchit l’utilisateur des contraintes en lien avec l’installation et les ressources nécessaires au développement et l’exécution d’un logiciel.

Par exemple …

Une équipe IT devrai ainsi, pour déployer un outil métier au sein de l’entreprise, acheter du matériel, des serveurs, systèmes d’exploitation, ressources intermédiaires et une licence d’application. Ensuite, il faudra créer la sécurité et gérer l’accès des utilisateurs, intégrer l’application à des outils de surveillance performances (APM) ou d’administration système. De plus, l’équipe IT devra garantir le bon fonctionnement de ces ressources.
Néanmoins, dans un modèle PaaS, c’est le fournisseur qui prendra en charge toutes ces étapes.
Ainsi, la plupart des plateformes PaaS sont destinées au développement de logiciels. En effet, elles offrent de nombreux avantages aux développeur. Par exemple, elles permettent de modifier ou mettre à jour des cadres de test. De plus elles offrent une collaboration facilitée pour travailler à plusieurs sur un même code, toujours à jour et centralisée.
Les utilisateurs ont accès à un modèle PaaS via internet et une console. Ainsi, cet accès est facturé par les fournisseurs à l’usage. Néanmoins, certains PaaS peuvent facturer au mois, selon les accès et services. Par conséquent, faites attention à la tarification, à la disponibilité du service et l’assistance garantie pour le fournisseur avant de souscrire.

Inconvénients

Ainsi, dans un PaaS, être dépendant au fournisseurs peut être un problème. En effet, l’utilisateur se repose entièrement sur ses services.
De plus, il y a aussi le risque du changement de stratégie d’un des prestataires. En effet, si un fournisseur cesse de prendre en charge un langage de programmation, l’utilisateur est alors forcé de changer le sien. Néanmoins, il peut aussi choisir de changer de prestataire ! En effet, cela peut être une autre solution, mais dans ces deux cas radicaux la gestion est rendue plus difficile.


SaaS

Qu’est ce que le SaaS ?

Le terme SaaS fait référence à au moins trois offres « as-a-service ». En effet, l’acronyme original désignait Software as a Service, et a depuis évolué. Ainsi, cela désigne également Storage as a Service et Security as a Service.


DWaaS

DWaaS : l’entrepôt de données Cloud

Le DWaaS (pour Data Warehousing as a Service) est un système d’externalisation où un prestataire de services gère les ressources physiques et logicielles requises. De plus, l’utilisateur / client lui fournit les data et est facturé pour le service d’infogérance.
Ainsi, pas besoin pour l’entreprise d’investir en amont au moment de la création d’u DWaaS ! De plus, elle n’a pas besoin non plus de s’occuper de la mise en place et de gérer des ressources nécessaires.

Les avantages du DWaaS

A l’image du SaaS, le DWaaS offre une excellente facilité d’utilisation et supprime les responsabilités concernant la gestion des versions. En effet, le prestataire permet à l’utilisateur / client d’accéder au Data Warehouse via Internet, grâce à des API.
Ainsi, comme il n’y a pas besoin de s’occuper de la gestion et de l’administration, pas besoin de recruter ! Par conséquent, le modèle DWaaS est particulièrement indiqué aux TPE et PME. De plus, vous pouvez négocier les conditions avec le prestataire en fonction du stockage et du débit requis. En outre, vous pouvez facilement faire évoluer ces capacités et leur utilisation sans renégocier à chaque fois les conditions. Surtout que la plupart des prestataires offrent des produits d’entrée de gamme gratuites adaptées aux petits volumes de data.
Néanmoins, pour de très gros volumes de data sur site, dont le transfert dans le Cloud serait particulièrement long, certains prestataires peuvent vous envoyer des supports de stockage. Ainsi, lorsque les données / data sont chargées dessus, ces supports sont ensuite renvoyés au prestataire.
Parce que les performances et la disponibilité sont primordiales pour les modèles Cloud, il est capital d’avoir un accès internet sécurisé. En effet, en cas d’absence de connectivité ou de sa mauvaise qualité, l’entrepôt de data sera moins performant voire indisponible. Ainsi, les grandes entreprises peuvent avoir des réticences à choisir le DWaaS pour des raisons de sécurité, conformité et souveraineté. Néanmoins, ces peurs s’effaceront au fur et à mesure que le DWaaS gagnera en maturité.


Backup as a Service

Définition

Le Backup as a Service signifie Sauvegarde à la demande. Ce modèle est fourni par un prestataire externe, qui ne sauvegarde plus sur site mais via Cloud.
Ainsi, cette sauvegarde à la demande externalisée est plus simple à gérer car les tâches de maintenances sont déléguées au prestataire. Par conséquent, plus besoin de penser à la rotation, gestion des bandes ou des disques durs !
De plus, le Backup as a Service sert aussi quand le système de sauvegarde pré-existant ne suffit plus et forcerait l’entreprise à investir dans une mise à jour coûteuse ! De plus, ce système est également utile lorsque l’entreprise ne peut acquérir un système de sauvegarde haut de gamme.
En outre, le Backup as a Service permet de garantir l’accès aux données et leur restauration depuis un site distant, lors d’une panne ou d’un incident.

Les points à prendre en considération

Vous souhaitez faire appel à un service de sauvegarde à la demande ? Voici les aspects à examiner :

  • Les problèmes en lien à une sauvegarde multi-plateforme
  • Les aspects de conformité
  • La sécurité : chiffrement, contrôles d’accès, authentification
  • La largeur de la bande passante supplémentaire requise
  • Tarifs
  • Dé-duplication
  • Partage de fichiers
  • Protection continue des data
  • Utilisation des ressources
  • Garantie

 

Partagez l'article

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email