Cybersecurity Tech Accord : la convention de Genève digitale

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Le Cybersecurity Tech Accord

Cette semaine, 34 entreprises du secteur technologique ont signé le Cybersecurity Tech Accord. Ce document déclare que les signataires s’engagent à protéger leurs clients des menaces. Et qu’ils n’aideront pas les gouvernements à lancer des cyberattaques contre des citoyens / entreprises innocentes à travers le monde.

Ainsi, ces signataires incluent entre autres Microsoft, Facebook, Dell, HP, Cisco, Avast, Telefonica etc. Néanmoins, Google ne fait pas partie de cette liste. L’entreprise fait actuellement face à une révolte en interne concernant sa collaboration avec le Département de la Défense américain. Et quant à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’analyse d’images de drones. De même, Apple et Amazon sont également absents de cette liste.

Les éléments clés

Le Cybersecurity Tech Accord, disponible ici, a 4 éléments clés :

  • l’engagement à protéger ses utilisateurs et clients du monde entier
  • l’opposition aux cyberattaques sur des citoyens innocents et entreprises à travers le monde
  • encourager ses utilisateurs, clients et développeurs à renforcer leur protection de cybersécurité
  • collaborer avec les autres signataires et des groupes partageant les mêmes valeurs de cybersécurité

Un accord attendu

Selon le New York Times, cet accord a été le fer de lance du président et CEO de Microsoft, Brad Smith. En effet, pendant des années, Smith a demandé une « Convention de Genève digitale », reflétant des règles d’engagement dans la technologie. Et ainsi reproduire les standards de la Convention de Genève en temps de guerre.

Ainsi, dans un post, Smith a déclaré que le succès du Cybersecurity Tech Accord n’est pas simplement le fait de signer un engagement. C’est le fait de l’appliquer. Donc que c’est une première étape : le gros du travail est de faire grossir cette alliance. Et de prendre des décisions significatives ensemble.

La question est, pour Smith, celle de la confiance. Il a ainsi déclaré : « tout comme les gens ne mettront pas leur argent dans une banque à laquelle ils ne font pas confiance, ils n’utiliseront pas un Internet à qui ils ne font pas confiance ».

Le problème de Facebook

Ceci dit, l’implication de Facebook sonne … faux. En effet, le géant des réseaux sociaux est actuellement empêtré dans un scandale impliquant le vol de données personnelles. Et qui dépasserait de beaucoup les 87 millions d’utilisateurs cités au départ.

Ainsi, la vision de Facebook sur la responsabilité civique semble brouillée. D’autant plus que l’entreprise possède un système de confidentialité à deux niveaux, protégeant ses dirigeants. En résumé, sur Facebook, Zuckerberg a de la confidentialité, et vous n’avez … rien.

Un accord qui tombe à pic

Le timing de ce Cybersecurity Tech Accord est important. En effet, un nouveau souffle est apparu dans le monde des agences gouvernementales, exigeant des portes ouvertes dans le cryptage. Ainsi, une loi Australienne forçant les entreprises tech à mettre en place une « back door » pour les communications cryptées va bientôt voir le jour.

De même, le gouvernement Russe a pris l’habitude de bloquer les adresses IP appartenant aux prestataires de services Cloud. En effet, ils cherchent à bannir le service de messagerie Telegram.

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