Opérateurs : attention aux offres à conditions !

Ce printemps, les offres des opérateurs fleurissent !

La semaine dernière Free sortait une nouvelle offre abolissant les frais de roaming. Les jours suivant, ce sont les opérateurs SFR et Bouygues que se sont alignés en annonçant eux aussi des offres sans frais de roaming.
Aujourd’hui Xavier Niel vient d’annoncer son nouveau forfait 4G illimité (réservé aux abonnés Freebox). Sans aucun doute, ses concurrents ne vont pas tarder à contre-attaquer avec des offres similaires !

On nous aurait menti ?

Attention aux conditions de ces offres ! Depuis 2 ans maintenant, on nous annonce tous les 6 mois qu’en Juin 2017 lorsque nous irons à l’étranger en « zone Euro », les appels, SMS, et transferts de données (Data) seraient totalement inclus dans le forfait.
Il s’avère que cette règle bâtie pour ces « pauvres opérateurs » ne s’avère pas si vrai que cela.
Tous les appels qui seront émis de la France vers un autre pays seront toujours facturés en supplément.  En effet, la Commission Européenne aurait oublié de prendre en compte ce paramètre. Il est clair que les opérateurs n’ont pas rappelé la terminologie et la différence entre les appels internationaux (appels émis du pays d’origine à destination d’un autre pays) et la notion de roaming.

Qu’est-ce que le roaming ?

Le roaming est une fonctionnalité permettant d’utiliser son téléphone mobile,  smartphone, tablette, etc. même si le réseau de votre opérateur n’est pas disponible. Il est employé dans les pays étrangers et dans les zones peu couvertes.
Lorsqu’il est employé à l’étranger, on parle alors de roaming international.

Encore un lobby de dernière minute des opérateurs ?

Si le principe d’une disparition n’est pas remis en cause, elle ne sera pas globale. Bruxelles a en effet dévoilé ce lundi sa proposition d’encadrement des frais d’itinérance. Finalement, la gratuité voix/data ne s’appliquera « que » lors des 90 premiers jours passés à l’étranger, avec un maximum de 30 jours d’affilée. Un aller-retour dans la journée bénéficiera de la gratuité, afin de pas pénaliser les travailleurs frontaliers.
Concernant la data, un plafond (basé sur la consommation moyenne de l’abonné) pourrait également être appliqué. Dans les deux cas, il s’agit pour les opérateurs d’éviter les abus.  Au-delà de cette période de 90 jours, les opérateurs pourront maintenir des frais.

En conclusion 

Pour le particulier, cette modification n’est pas très problématique. En revanche pour les professionnels qui souhaitaient faire de vrais gains sur ces tarifs abusifs, cela risque de  remettre en cause une partie de leurs budgets télécoms. Surtout pour ceux dont le business est tourné vers l’export.
Affaire à suivre !

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